Pour les beatmakers
Tu l’as faite. Maintenant retrouve-la.
Onze ans de sessions sur quatre disques, ce n’est pas un problème de rangement. C’est un problème de mémoire, et il empire chaque mois où tu continues à produire.
Un artiste te redemande « celle que tu m’as envoyée au printemps ».
Tu sais exactement de quelle prod il parle. Tu ne sais pas sur quel disque elle est, si le fichier s’appelle bien ce que tu crois, ni si la version envoyée était la v2 ou la v3. Vingt minutes plus tard tu envoies quelque chose en espérant. Ce n’est pas un manque de rigueur : aucune convention de nommage ne survit à dix ans, et le dossier n’a jamais été censé se souvenir à ta place.

Dans les 140, sombre, celle avec la chorale. Le tempo et la tonalité sont lus dans l’audio, donc cherchables même si tu ne les as jamais tapés dans un nom de fichier, et tes tags sont cherchables à côté.
BibliothèqueÀ qui, quand, et s’ils ont ouvert. Pas dans un tableur que tu as arrêté de tenir : sur la prod elle-même, là où tu es déjà.
CampagnesGrind lit les dossiers que tu utilises déjà, où qu’ils soient. Chaque fichier garde son nom et sa place sur le disque, et le catalogue sert dès le jour où tu lui montres tes disques.
SécuritéTes prods ont déjà une histoire. Garde-en la trace.
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